Mon mari m'a assassinée pour sa maîtresse cette fois, c'est moi qui tire les ficelles
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Mon mari a ramené à la maison la veuve de son lointain cousin. Il prétendait qu’elle était seule, démunie, et qu’elle devait passer les fêtes avec nous. Pendant le dîner, il m’a suppliée de lui trouver un emploi. Pensant naïvement qu’il s’agissait d’un geste de charité envers sa famille, j’ai activé tout mon carnet d’adresses pour la placer. J'ignorais que leur cupidité et leur cruauté les pousseraient à me tuer. Juste avant de rendre mon dernier souffle, j'ai découvert la vérité : cette « cousine » n’avait rien d’une parente éloignée. C’était son tout premier amour de jeunesse. Quand j’ai…
Available chapters
1
Mon mari a ramené à la maison la veuve de son lointain cousin. Il prétendait qu’elle était seule, démunie, et qu’elle devait passer les fêtes avec nous.
Pendant le dîner, il m’a suppliée de lui trouver un emploi. Pensant naïvement qu’il s’agissait d’un geste de charité envers sa famille, j’ai activé tout mon carnet d’adresses pour la placer.
J'ignorais que leur cupidité et leur cruauté les pousseraient à me tuer.
Juste avant de rendre mon dernier souffle, j'ai découvert la vérité : cette « cousine » n’avait rien d’une parente éloignée. C’était son tout premier amour de jeunesse.
Quand j’ai rouvert les yeux, j’étais revenue au jour exact où il l’a introduite sous notre toit. Mais cette fois-ci, j’avais pris un coup d’avance :
« Mon chéri, je te présente mon cousin ! »
Quand mes paupières se sont entrouvertes sur le décor trop familier de ma chambre, mon esprit est resté totalement figé.
Une voix sèche et impatiente, crachée par le haut-parleur de mon téléphone, a déchiré le silence.
« Bébé ? T'es là ? Pourquoi tu ne réponds pas ? »
Entendre la voix de Julien m'a glacé le sang.
La douleur atroce de mon agonie dans ma vie passée semblait encore vibrer dans chacune de mes cellules.
Dans cette vie d'avant, Julien m'avait présenté une prétendue fille de la campagne, naïve et sans défense. Il disait que c'était Léane, sa cousine éloignée. Selon lui, elle était orpheline, venait de perdre son mari et n’avait personne sur qui compter en ville.
Parce que j'aimais mon mari et que je le croyais bon, j'avais remué ciel et terre pour lui ouvrir toutes les portes.
Je ne me doutais pas une seule seconde que, pendant que je bâtissais une carrière pour sa « cousine », ils complotaient tous les deux pour m'assassiner et s'emparer de mon héritage.
C'est seulement quelques secondes avant de mourir que j'avais découvert l'horrible vérité. Léane n'était pas sa cousine. C’était son premier amour.
Ils avaient provoqué un incendie dans la villa. J'étais piégée au milieu des flammes dévorantes.
Même avec une poutre en feu qui m'avait broyé la jambe, j'avais rampé vers la sortie, animée par un instinct de survie désespéré.
Mais Léane, enveloppée dans une couverture trempée, était revenue sur ses pas.
Elle avait ramassé un grand couteau de cuisine et me l'avait planté droit dans le cœur.
Voyant que je respirais encore, elle avait appelé Julien.
Ils s’y étaient mis à deux, me poignardant plus d'une dizaine de fois avant de s'arrêter, repus de haine.
Et même quand mon cœur a cessé de battre, mon âme est restée suspendue quelques instants.
J'ai vu, tel un spectre, Julien attirer Léane contre lui pour l'embrasser passionnément juste à côté de mon cadavre encore chaud.
« Chérie, cette garce est enfin morte. Si elle n'avait pas eu tout ce fric, je ne l'aurais jamais épousée. Tu as tellement souffert ces derniers mois... Tu es la seule femme de ma vie. »
J'avais ri jaune face à ma propre naïveté. Tout mon mariage n'avait été qu'un piège froidement orchestré.
Je les avais vus maquiller la scène pour faire passer le meurtre pour un accident domestique, échappant ainsi à la justice.
Après mes funérailles, ils avaient dilapidé ma fortune, menant un train de vie obscène.
Pendant ce temps, mes parents, dévastés par le chagrin, avaient sombré dans une dépression foudroyante avant de s'éteindre à leur tour.
La voix au bout du fil m'a brutalement ramenée à la réalité.
« Bébé, je serai à la maison vers midi. J'ai quelqu'un à te présenter. »
Un sourire glacial a étiré mes lèvres. Mon cœur distillait un venin pur.
« Parfait. Ça tombe bien, moi aussi, j’ai quelqu’un à te présenter. »
Dès que j'ai raccroché, j'ai composé le numéro de ma secrétaire.
« Camille, trouve-moi un mec sublime immédiatement. Sa mission : jouer les membres de ma famille. Tarif : cinquante mille euros. »
Pendant le dîner, il m’a suppliée de lui trouver un emploi. Pensant naïvement qu’il s’agissait d’un geste de charité envers sa famille, j’ai activé tout mon carnet d’adresses pour la placer.
J'ignorais que leur cupidité et leur cruauté les pousseraient à me tuer.
Juste avant de rendre mon dernier souffle, j'ai découvert la vérité : cette « cousine » n’avait rien d’une parente éloignée. C’était son tout premier amour de jeunesse.
Quand j’ai rouvert les yeux, j’étais revenue au jour exact où il l’a introduite sous notre toit. Mais cette fois-ci, j’avais pris un coup d’avance :
« Mon chéri, je te présente mon cousin ! »
Quand mes paupières se sont entrouvertes sur le décor trop familier de ma chambre, mon esprit est resté totalement figé.
Une voix sèche et impatiente, crachée par le haut-parleur de mon téléphone, a déchiré le silence.
« Bébé ? T'es là ? Pourquoi tu ne réponds pas ? »
Entendre la voix de Julien m'a glacé le sang.
La douleur atroce de mon agonie dans ma vie passée semblait encore vibrer dans chacune de mes cellules.
Dans cette vie d'avant, Julien m'avait présenté une prétendue fille de la campagne, naïve et sans défense. Il disait que c'était Léane, sa cousine éloignée. Selon lui, elle était orpheline, venait de perdre son mari et n’avait personne sur qui compter en ville.
Parce que j'aimais mon mari et que je le croyais bon, j'avais remué ciel et terre pour lui ouvrir toutes les portes.
Je ne me doutais pas une seule seconde que, pendant que je bâtissais une carrière pour sa « cousine », ils complotaient tous les deux pour m'assassiner et s'emparer de mon héritage.
C'est seulement quelques secondes avant de mourir que j'avais découvert l'horrible vérité. Léane n'était pas sa cousine. C’était son premier amour.
Ils avaient provoqué un incendie dans la villa. J'étais piégée au milieu des flammes dévorantes.
Même avec une poutre en feu qui m'avait broyé la jambe, j'avais rampé vers la sortie, animée par un instinct de survie désespéré.
Mais Léane, enveloppée dans une couverture trempée, était revenue sur ses pas.
Elle avait ramassé un grand couteau de cuisine et me l'avait planté droit dans le cœur.
Voyant que je respirais encore, elle avait appelé Julien.
Ils s’y étaient mis à deux, me poignardant plus d'une dizaine de fois avant de s'arrêter, repus de haine.
Et même quand mon cœur a cessé de battre, mon âme est restée suspendue quelques instants.
J'ai vu, tel un spectre, Julien attirer Léane contre lui pour l'embrasser passionnément juste à côté de mon cadavre encore chaud.
« Chérie, cette garce est enfin morte. Si elle n'avait pas eu tout ce fric, je ne l'aurais jamais épousée. Tu as tellement souffert ces derniers mois... Tu es la seule femme de ma vie. »
J'avais ri jaune face à ma propre naïveté. Tout mon mariage n'avait été qu'un piège froidement orchestré.
Je les avais vus maquiller la scène pour faire passer le meurtre pour un accident domestique, échappant ainsi à la justice.
Après mes funérailles, ils avaient dilapidé ma fortune, menant un train de vie obscène.
Pendant ce temps, mes parents, dévastés par le chagrin, avaient sombré dans une dépression foudroyante avant de s'éteindre à leur tour.
La voix au bout du fil m'a brutalement ramenée à la réalité.
« Bébé, je serai à la maison vers midi. J'ai quelqu'un à te présenter. »
Un sourire glacial a étiré mes lèvres. Mon cœur distillait un venin pur.
« Parfait. Ça tombe bien, moi aussi, j’ai quelqu’un à te présenter. »
Dès que j'ai raccroché, j'ai composé le numéro de ma secrétaire.
« Camille, trouve-moi un mec sublime immédiatement. Sa mission : jouer les membres de ma famille. Tarif : cinquante mille euros. »
2
« Éléonore, je te présente Léane, ma cousine éloignée. »
Il y avait une pointe d'excitation fébrile dans la voix de Julien.
« Léane, voici mon épouse. »
J'ai toisé Léane de la tête aux pieds. Pas une touche de maquillage, mais un regard sournois, calculateur, impossible à dissimuler.
Elle m'a lancé un regard en biais, à la fois réticent et provocateur.
« Ravie de vous rencontrer, Éléonore. »
Elle a fait un pas vers moi, feignant de vouloir me faire la bise.
Je suis restée immobile, le regard dur comme l'acier. Une vague de dégoût me nouait la gorge. Je n'ai pas bougé d'un millimètre.
Ses bras sont retombés, maladroits, dans le vide.
Voyant la scène, Julien a froncé les sourcils et m'a poussée discrètement du coude.
« Éléonore, sois polie. C’est ma famille. »
Revoir sa gueule m'a fait bouillir le sang.
Il m'a fallu un contrôle surhumain pour ne pas attraper un couteau et les saigner sur-le-champ. Mais pour mener ma vengeance à terme, je devais jouer le jeu.
Je voulais qu'ils payent au centuple, dans les larmes et le sang.
J'ai forcé un sourire chaleureux et j'ai serré Léane dans mes bras.
« Bienvenue à la maison, Léane. Nous sommes une famille, maintenant. »
Avant que Julien ne puisse ajouter quoi que ce soit, je me suis tournée vers la cuisine pour appeler :
« Maxence ! Viens par là ! Viens rencontrer mon mari ! »
La seconde suivante, un grand brun ténébreux, portant un tablier et une toque de chef, a fait son entrée.
Il s'est essuyé les mains sur son tablier et nous a gratifiés d'un sourire éclatant.
« Salut tout le monde ! Tu dois être Julien ! La vache, quel beau gosse ! Éléonore me parle tout le temps de toi. Excuse-moi, je débarque tout juste de ma cambrousse, j'ai pas trop les manières de la ville. Fais pas attention ! »
Il a tendu sa main un peu grasse pour attraper celle de Julien.
Je devais l'admettre : à cinquante mille balles, le jeu d’acteur valait largement chaque centime.
Julien a regardé la main huileuse de Maxence et a reculé d'un pas, une moue de dégoût absolu sur le visage.
« C’est qui, ce type ? Dégage de là ! »
J'ai regardé Julien avec un sourire en coin.
« Tu vois, chéri ? On est vraiment faits l'un pour l'autre. »
Julien est devenu livide. Il m'a attrapée par le bras pour me tirer à l'écart, les yeux injectés de colère.
« C'est quoi ce délire, Éléonore ? Il sort d'où, ce plouc ? Tu ne m'as jamais dit que tu invitais un inconnu chez nous ! »
J'ai repoussé sa main avec désinvolture avant de lui répondre :
« Je pensais qu'on fonctionnait à l'instinct, tous les deux. Tu as bien ramené ta cousine de la campagne sans m'avertir, non ? »
Julien est resté bouche bée. Il ne s'attendait clairement pas à ce que sa femme d'ordinaire si douce et soumise sorte les griffes.
« Bébé, ne te méprends pas... Je voulais juste te présenter ma famille. »
J'ai penché la tête.
« Et alors ? Mon cousin a moins de valeur que ta cousine ? Il ferait tache dans le décor ? »
J'ai jeté un regard à Léane, qui se tenait en retrait.
« Dis-moi, Léane, je suis quelqu'un de direct : tu es jeune et plutôt mignonne. Pourquoi tu ne cherches pas un vrai travail ? Tu comptais vivre aux crochets de Julien indéfiniment ? »
Le visage de Léane est passé du rouge pivoine au blanc cadavérique. Elle bouillait de rage sous son masque d'innocence.
J'ai ricané intérieurement. Profitant de l'état de choc de mon mari, je me suis tournée vers notre gouvernante. « Marthe, préparez la chambre d'amis du rez-de-chaussée pour mon cousin Maxence. Et attention : il est ici pour profiter de la ville. Hors de question de lui faire faire le ménage ou la cuisine, c'est clair ? »
J'ai insisté sur chaque mot en plantant mes yeux dans ceux de Julien.
Il a frissonné sous mon regard. Malgré sa fureur, il n'a pu que hocher la tête.
« Et Léane, elle dort où ? Tu ne peux pas faire de favoritisme, Éléonore », a protesté Julien.
J'ai haussé les épaules d'un air détaché. « Qu'est-ce que ça peut me faire ? Ils n'ont qu'à partager la même chambre avec Maxence. »
Il y avait une pointe d'excitation fébrile dans la voix de Julien.
« Léane, voici mon épouse. »
J'ai toisé Léane de la tête aux pieds. Pas une touche de maquillage, mais un regard sournois, calculateur, impossible à dissimuler.
Elle m'a lancé un regard en biais, à la fois réticent et provocateur.
« Ravie de vous rencontrer, Éléonore. »
Elle a fait un pas vers moi, feignant de vouloir me faire la bise.
Je suis restée immobile, le regard dur comme l'acier. Une vague de dégoût me nouait la gorge. Je n'ai pas bougé d'un millimètre.
Ses bras sont retombés, maladroits, dans le vide.
Voyant la scène, Julien a froncé les sourcils et m'a poussée discrètement du coude.
« Éléonore, sois polie. C’est ma famille. »
Revoir sa gueule m'a fait bouillir le sang.
Il m'a fallu un contrôle surhumain pour ne pas attraper un couteau et les saigner sur-le-champ. Mais pour mener ma vengeance à terme, je devais jouer le jeu.
Je voulais qu'ils payent au centuple, dans les larmes et le sang.
J'ai forcé un sourire chaleureux et j'ai serré Léane dans mes bras.
« Bienvenue à la maison, Léane. Nous sommes une famille, maintenant. »
Avant que Julien ne puisse ajouter quoi que ce soit, je me suis tournée vers la cuisine pour appeler :
« Maxence ! Viens par là ! Viens rencontrer mon mari ! »
La seconde suivante, un grand brun ténébreux, portant un tablier et une toque de chef, a fait son entrée.
Il s'est essuyé les mains sur son tablier et nous a gratifiés d'un sourire éclatant.
« Salut tout le monde ! Tu dois être Julien ! La vache, quel beau gosse ! Éléonore me parle tout le temps de toi. Excuse-moi, je débarque tout juste de ma cambrousse, j'ai pas trop les manières de la ville. Fais pas attention ! »
Il a tendu sa main un peu grasse pour attraper celle de Julien.
Je devais l'admettre : à cinquante mille balles, le jeu d’acteur valait largement chaque centime.
Julien a regardé la main huileuse de Maxence et a reculé d'un pas, une moue de dégoût absolu sur le visage.
« C’est qui, ce type ? Dégage de là ! »
J'ai regardé Julien avec un sourire en coin.
« Tu vois, chéri ? On est vraiment faits l'un pour l'autre. »
Julien est devenu livide. Il m'a attrapée par le bras pour me tirer à l'écart, les yeux injectés de colère.
« C'est quoi ce délire, Éléonore ? Il sort d'où, ce plouc ? Tu ne m'as jamais dit que tu invitais un inconnu chez nous ! »
J'ai repoussé sa main avec désinvolture avant de lui répondre :
« Je pensais qu'on fonctionnait à l'instinct, tous les deux. Tu as bien ramené ta cousine de la campagne sans m'avertir, non ? »
Julien est resté bouche bée. Il ne s'attendait clairement pas à ce que sa femme d'ordinaire si douce et soumise sorte les griffes.
« Bébé, ne te méprends pas... Je voulais juste te présenter ma famille. »
J'ai penché la tête.
« Et alors ? Mon cousin a moins de valeur que ta cousine ? Il ferait tache dans le décor ? »
J'ai jeté un regard à Léane, qui se tenait en retrait.
« Dis-moi, Léane, je suis quelqu'un de direct : tu es jeune et plutôt mignonne. Pourquoi tu ne cherches pas un vrai travail ? Tu comptais vivre aux crochets de Julien indéfiniment ? »
Le visage de Léane est passé du rouge pivoine au blanc cadavérique. Elle bouillait de rage sous son masque d'innocence.
J'ai ricané intérieurement. Profitant de l'état de choc de mon mari, je me suis tournée vers notre gouvernante. « Marthe, préparez la chambre d'amis du rez-de-chaussée pour mon cousin Maxence. Et attention : il est ici pour profiter de la ville. Hors de question de lui faire faire le ménage ou la cuisine, c'est clair ? »
J'ai insisté sur chaque mot en plantant mes yeux dans ceux de Julien.
Il a frissonné sous mon regard. Malgré sa fureur, il n'a pu que hocher la tête.
« Et Léane, elle dort où ? Tu ne peux pas faire de favoritisme, Éléonore », a protesté Julien.
J'ai haussé les épaules d'un air détaché. « Qu'est-ce que ça peut me faire ? Ils n'ont qu'à partager la même chambre avec Maxence. »
3
Le visage de Julien s'est décomposé. « Hors... hors de question ! »
Évidemment. Il n'allait pas prendre le risque de se faire cocufier sous son propre toit.
Au bout du compte, exactement comme dans ma vie antérieure, Julien a insisté pour installer Léane dans la chambre d'amis du premier étage, juste à côté de notre suite parentale. Son excuse ? La chambre était déjà prête et elle ne voulait pas déranger.
Quel dévouement admirable.
Quelle idiote j'avais été de gober ses mensonges la première fois. Je la prenais pour une pauvre petite provinciale sans repères.
La réalité m'avait infligé une gifle magistrale. J'avais été totalement aveugle.
Le soir même, Julien m'a apporté une tasse de lait chaud. Je l'ai fixée sans y toucher.
« Mon cœur, je ne bois jamais de lait chaud avant de dormir. »
Dans ma vie passée, dès l'arrivée de Léane, il avait instauré ce petit rituel nocturne sous prétexte de m'aider à trouver le sommeil.
À l'époque, je trouvais ça touchant. Aujourd'hui, je savais pertinemment qu'il y glissait des somnifères.
Julien a semblé déstabilisé par mon refus. Son regard fuyait dans tous les sens, incapable de soutenir le mien.
J'ai insisté : « Pourquoi cette soudaine obsession pour mon sommeil ? »
Mal à l'aise, il m'a fourré la tasse dans les mains avant de dégainer son téléphone pour faire semblant de traiter des mails urgents.
« J'ai juste lu un article médical qui disait que c'était excellent pour la santé, ma puce. Je prends juste soin de toi. »
Son jeu était tellement pitoyable que j'avais presque honte pour lui.
J'ai souri, je l'ai remercié, et dès qu'il a tourné le dos, j'ai vidé le contenu de la tasse dans le lavabo de la salle de bain.
Au milieu de la nuit, je suis restée parfaitement éveillée.
Alors que je commençais à me demander si je ne me faisais pas des idées, Julien a murmuré mon prénom :
« Éléonore ? Éléonore... »
Constatant mon immobilité, il s'est glissé hors du lit avec la discrétion d'un voleur et a quitté la chambre sur la pointe des pieds.
Quelques secondes plus tard, la porte de la chambre d'amis s'ouvrait dans un grincement feutré.
Après quelques bruits étouffés, le couloir est retombé dans un silence de mort.
J'ai sorti mon téléphone et j'ai lancé l'application reliée à la micro-caméra que j'avais fait installer discrètement dans la chambre d'amis un peu plus tôt dans l'après-midi.
Sans surprise : à peine la porte franchie, Julien s'était jeté sur Léane.
Ils s'embrassaient avec frénésie tout en s'arrachant leurs vêtements. Un spectacle écœurant.
J'ai sauvegardé l'enregistrement avec un sourire glacial, puis j'ai envoyé un SMS express à Maxence.
Peu après, des bruits de pas se sont fait entendre sur le palier. J'ai tendu l'oreille.
Julien tentait de regagner discrètement notre chambre.
Mais avant même que sa main n'atteigne la poignée, la voix tonitruante de Maxence a résonné depuis la cage d'escalier.
« Oh là ! Julien ! J'allais juste pisser un coup, j'ai cru voir un fantôme ! Qu'est-ce que tu fabriques à sortir de la chambre de Léane en caleçon à une heure pareille ? »
Le timbre perçant de Maxence a brisé le calme de la nuit. J'ai étouffé un fou rire dans mon oreiller.
Son jeu était magistral. Après cette histoire, j'allais sérieusement lui payer une entrée dans une grande agence de comédiens.
Pris sur le fait, Julien a sifflé entre ses dents : « Je vérifiais juste si Léane ne manquait de rien ! Qu'est-ce que tu fous au premier étage ? Redescends immédiatement, crétin ! Si tu réveilles Éléonore, je te jure que tu vas le regretter ! »
Maxence a haussé les épaules en haussant le ton exprès : « Eh ben dis donc, Éléonore a un mari drôlement attentionné avec sa cousine ! Je me demande pourquoi personne n'est venu voir si mon lit était douillet, à moi ! »
Julien est devenu livide.
Il a poussé la porte de notre chambre pour me trouver assise sur le matelas, l'air éveillé. « Él-Éléonore... tu ne dors pas ? »
Évidemment. Il n'allait pas prendre le risque de se faire cocufier sous son propre toit.
Au bout du compte, exactement comme dans ma vie antérieure, Julien a insisté pour installer Léane dans la chambre d'amis du premier étage, juste à côté de notre suite parentale. Son excuse ? La chambre était déjà prête et elle ne voulait pas déranger.
Quel dévouement admirable.
Quelle idiote j'avais été de gober ses mensonges la première fois. Je la prenais pour une pauvre petite provinciale sans repères.
La réalité m'avait infligé une gifle magistrale. J'avais été totalement aveugle.
Le soir même, Julien m'a apporté une tasse de lait chaud. Je l'ai fixée sans y toucher.
« Mon cœur, je ne bois jamais de lait chaud avant de dormir. »
Dans ma vie passée, dès l'arrivée de Léane, il avait instauré ce petit rituel nocturne sous prétexte de m'aider à trouver le sommeil.
À l'époque, je trouvais ça touchant. Aujourd'hui, je savais pertinemment qu'il y glissait des somnifères.
Julien a semblé déstabilisé par mon refus. Son regard fuyait dans tous les sens, incapable de soutenir le mien.
J'ai insisté : « Pourquoi cette soudaine obsession pour mon sommeil ? »
Mal à l'aise, il m'a fourré la tasse dans les mains avant de dégainer son téléphone pour faire semblant de traiter des mails urgents.
« J'ai juste lu un article médical qui disait que c'était excellent pour la santé, ma puce. Je prends juste soin de toi. »
Son jeu était tellement pitoyable que j'avais presque honte pour lui.
J'ai souri, je l'ai remercié, et dès qu'il a tourné le dos, j'ai vidé le contenu de la tasse dans le lavabo de la salle de bain.
Au milieu de la nuit, je suis restée parfaitement éveillée.
Alors que je commençais à me demander si je ne me faisais pas des idées, Julien a murmuré mon prénom :
« Éléonore ? Éléonore... »
Constatant mon immobilité, il s'est glissé hors du lit avec la discrétion d'un voleur et a quitté la chambre sur la pointe des pieds.
Quelques secondes plus tard, la porte de la chambre d'amis s'ouvrait dans un grincement feutré.
Après quelques bruits étouffés, le couloir est retombé dans un silence de mort.
J'ai sorti mon téléphone et j'ai lancé l'application reliée à la micro-caméra que j'avais fait installer discrètement dans la chambre d'amis un peu plus tôt dans l'après-midi.
Sans surprise : à peine la porte franchie, Julien s'était jeté sur Léane.
Ils s'embrassaient avec frénésie tout en s'arrachant leurs vêtements. Un spectacle écœurant.
J'ai sauvegardé l'enregistrement avec un sourire glacial, puis j'ai envoyé un SMS express à Maxence.
Peu après, des bruits de pas se sont fait entendre sur le palier. J'ai tendu l'oreille.
Julien tentait de regagner discrètement notre chambre.
Mais avant même que sa main n'atteigne la poignée, la voix tonitruante de Maxence a résonné depuis la cage d'escalier.
« Oh là ! Julien ! J'allais juste pisser un coup, j'ai cru voir un fantôme ! Qu'est-ce que tu fabriques à sortir de la chambre de Léane en caleçon à une heure pareille ? »
Le timbre perçant de Maxence a brisé le calme de la nuit. J'ai étouffé un fou rire dans mon oreiller.
Son jeu était magistral. Après cette histoire, j'allais sérieusement lui payer une entrée dans une grande agence de comédiens.
Pris sur le fait, Julien a sifflé entre ses dents : « Je vérifiais juste si Léane ne manquait de rien ! Qu'est-ce que tu fous au premier étage ? Redescends immédiatement, crétin ! Si tu réveilles Éléonore, je te jure que tu vas le regretter ! »
Maxence a haussé les épaules en haussant le ton exprès : « Eh ben dis donc, Éléonore a un mari drôlement attentionné avec sa cousine ! Je me demande pourquoi personne n'est venu voir si mon lit était douillet, à moi ! »
Julien est devenu livide.
Il a poussé la porte de notre chambre pour me trouver assise sur le matelas, l'air éveillé. « Él-Éléonore... tu ne dors pas ? »
4
Mon visage s'est assombri, ma voix claquant comme un fouet.
« Julien, tu as une explication à me donner ? »
Léane est sortie de sa chambre, le teint encore rougi et les cheveux en bataille. J'ai failli exploser de rire devant son air coupable.
« C'est un malentendu ! a balbutié Léane. Je n'arrivais pas à dormir dans ce lit, alors j'ai envoyé un message à Julien pour lui demander s'il pouvait me trouver une autre couverture. »
J'ai lâché un rire sarcastique.
« Vraiment ? Navrée que le confort de ma maison ne soit pas à la hauteur de tes exigences, Léane. Dès demain, on te réserve une suite dans un palace cinq étoiles, tu y seras sans doute bien mieux installée. »
Pris de panique, Julien est intervenu :
« Ce n'est pas la peine, ma puce ! Le problème est réglé. Elle n'aura plus besoin de rien. »
Je n'ai pas insisté. J'ai simplement fait un geste de la main. « Parfait. Tout le monde au lit. »
De retour sous la couette, Julien s'est confondu en excuses et en explications vaseuses. J'ai posé une main faussement rassurante sur son torse, l'estomac retourné par le dégoût.
« Ne t'en fais pas, mon chéri. J'ai confiance en toi. »
Le lendemain matin, Julien ne m'a pas proposé de lait chaud. À la place, il s'est montré d'une tendresse mielleuse, m'enlaçant par la taille avec insistance.
Dans ma vie passée, chaque fois qu'il voulait m'arracher une faveur pour sa précieuse Léane, il redoublait de câlins au réveil.
Sans surprise, il a commencé à murmurer à mon oreille :
« Tu sais, bébé... Léane a vraiment eu une vie compliquée. Maintenant qu'elle est en ville, on devrait lui donner un coup de pouce. Tu ne crois pas ? »
Tournant le dos, j'affichais un sourire impitoyable.
« Ah oui ? Et comment tu veux l'aider ? »
Pensant que le terrain était favorable, Julien s'est redressé, les yeux brillants.
« Elle vient peut-être de la province, mais elle est très douée en gestion. Pourquoi tu ne lui confierais pas la direction d'une de tes filiales ? Ça t'enlèverait une sacrée charge de travail, et on aurait enfin du temps pour penser à faire un bébé. »
La cupidité suintait de chacun de ses pores. C'était répugnant.
Je me suis massé les tempes sans lui répondre immédiatement.
« Allez, ma puce, fais-le pour moi. Dès qu'elle aura les moyens de voler de ses propres ailes, elle prendra son propre appartement et on retrouvera notre intimité. Tu n'as pas envie de ça ? »
Il tournait la chose de manière à me faire passer pour la méchante si j'osais refuser.
Je me suis retournée pour le regarder droit dans les yeux. « Toutes nos filiales tournent déjà à plein régime, il n'y a aucun poste de direction vacant. Mais si elle veut vraiment faire ses preuves... »
Je suis sortie du lit, j'ai marché vers le salon et je me suis servi un verre de vin.
« Elle doit commencer au bas de l'échelle, Julien. Je ne la connais pas. Tu ne voudrais tout de même pas que je mette en péril l'empire que j'ai bâti de mes propres mains ? À moins que ta cousine ne compte plus à tes yeux que ta propre femme ? »
Les traits de Julien se sont crispés. Il a esquissé un rire forcé. « Mais non, bien sûr que non, ma chérie. Tu es ma priorité absolue. »
J'ai bu une gorgée.
Il me fixait d'un air anxieux. « Alors... tu pensais à quel genre de poste ? »
J'ai lâché d'un ton désinvolte : « Elle peut commencer par faire le ménage des sanitaires au siège. »
« Il en est hors de question ! » a hurlé Julien sans réfléchir.
Sans crier gare, j'ai fracassé mon verre de vin à ses pieds.
Le cristal a volé en éclats. Un débris tranchant lui a entaillé le mollet, traçant une fine ligne écarlate. Julien a sursauté en arrière, terrorisé.
« Éléonore ! Mais ça ne va pas la tête ?! » Il me regardait avec une terreur totale.
À cet instant précis, la porte a volé en éclats. Maxence a déboulé dans la pièce en hurlant : « Qu'est-ce qui se passe ?! Vous vous battez ? Oh mon Dieu, du sang ! Quelqu'un essaie de commettre un homicide ?! »
Léane, qui écoutait aux portes dans le couloir, n'a pas pu se contenir en entendant les hurlements de Maxence. Elle a fait irruption.
En voyant Julien saigner au sol, simplement vêtu de son caleçon, elle s'est jetée sur lui, oubliant complètement son rôle de cousine pudique.
« Julien ! Mon Dieu, Julien, tu es blessé ?! »
Je les observais d'un regard impitoyable.
Léane a levé des yeux injectés de haine vers moi. « Comment vous pouvez traiter votre propre mari de cette façon ?! »
J'ai esquissé un rictus méprisant.
« Mon mari ? Julien, j'ai appelé la mairie de ton patelin natal ce matin. Ils m'ont confirmé que tu n'as absolument aucune cousine du nom de Léane. »
« Alors dis-moi : c'est ta maîtresse, c'est ça ? »
« Julien, tu as une explication à me donner ? »
Léane est sortie de sa chambre, le teint encore rougi et les cheveux en bataille. J'ai failli exploser de rire devant son air coupable.
« C'est un malentendu ! a balbutié Léane. Je n'arrivais pas à dormir dans ce lit, alors j'ai envoyé un message à Julien pour lui demander s'il pouvait me trouver une autre couverture. »
J'ai lâché un rire sarcastique.
« Vraiment ? Navrée que le confort de ma maison ne soit pas à la hauteur de tes exigences, Léane. Dès demain, on te réserve une suite dans un palace cinq étoiles, tu y seras sans doute bien mieux installée. »
Pris de panique, Julien est intervenu :
« Ce n'est pas la peine, ma puce ! Le problème est réglé. Elle n'aura plus besoin de rien. »
Je n'ai pas insisté. J'ai simplement fait un geste de la main. « Parfait. Tout le monde au lit. »
De retour sous la couette, Julien s'est confondu en excuses et en explications vaseuses. J'ai posé une main faussement rassurante sur son torse, l'estomac retourné par le dégoût.
« Ne t'en fais pas, mon chéri. J'ai confiance en toi. »
Le lendemain matin, Julien ne m'a pas proposé de lait chaud. À la place, il s'est montré d'une tendresse mielleuse, m'enlaçant par la taille avec insistance.
Dans ma vie passée, chaque fois qu'il voulait m'arracher une faveur pour sa précieuse Léane, il redoublait de câlins au réveil.
Sans surprise, il a commencé à murmurer à mon oreille :
« Tu sais, bébé... Léane a vraiment eu une vie compliquée. Maintenant qu'elle est en ville, on devrait lui donner un coup de pouce. Tu ne crois pas ? »
Tournant le dos, j'affichais un sourire impitoyable.
« Ah oui ? Et comment tu veux l'aider ? »
Pensant que le terrain était favorable, Julien s'est redressé, les yeux brillants.
« Elle vient peut-être de la province, mais elle est très douée en gestion. Pourquoi tu ne lui confierais pas la direction d'une de tes filiales ? Ça t'enlèverait une sacrée charge de travail, et on aurait enfin du temps pour penser à faire un bébé. »
La cupidité suintait de chacun de ses pores. C'était répugnant.
Je me suis massé les tempes sans lui répondre immédiatement.
« Allez, ma puce, fais-le pour moi. Dès qu'elle aura les moyens de voler de ses propres ailes, elle prendra son propre appartement et on retrouvera notre intimité. Tu n'as pas envie de ça ? »
Il tournait la chose de manière à me faire passer pour la méchante si j'osais refuser.
Je me suis retournée pour le regarder droit dans les yeux. « Toutes nos filiales tournent déjà à plein régime, il n'y a aucun poste de direction vacant. Mais si elle veut vraiment faire ses preuves... »
Je suis sortie du lit, j'ai marché vers le salon et je me suis servi un verre de vin.
« Elle doit commencer au bas de l'échelle, Julien. Je ne la connais pas. Tu ne voudrais tout de même pas que je mette en péril l'empire que j'ai bâti de mes propres mains ? À moins que ta cousine ne compte plus à tes yeux que ta propre femme ? »
Les traits de Julien se sont crispés. Il a esquissé un rire forcé. « Mais non, bien sûr que non, ma chérie. Tu es ma priorité absolue. »
J'ai bu une gorgée.
Il me fixait d'un air anxieux. « Alors... tu pensais à quel genre de poste ? »
J'ai lâché d'un ton désinvolte : « Elle peut commencer par faire le ménage des sanitaires au siège. »
« Il en est hors de question ! » a hurlé Julien sans réfléchir.
Sans crier gare, j'ai fracassé mon verre de vin à ses pieds.
Le cristal a volé en éclats. Un débris tranchant lui a entaillé le mollet, traçant une fine ligne écarlate. Julien a sursauté en arrière, terrorisé.
« Éléonore ! Mais ça ne va pas la tête ?! » Il me regardait avec une terreur totale.
À cet instant précis, la porte a volé en éclats. Maxence a déboulé dans la pièce en hurlant : « Qu'est-ce qui se passe ?! Vous vous battez ? Oh mon Dieu, du sang ! Quelqu'un essaie de commettre un homicide ?! »
Léane, qui écoutait aux portes dans le couloir, n'a pas pu se contenir en entendant les hurlements de Maxence. Elle a fait irruption.
En voyant Julien saigner au sol, simplement vêtu de son caleçon, elle s'est jetée sur lui, oubliant complètement son rôle de cousine pudique.
« Julien ! Mon Dieu, Julien, tu es blessé ?! »
Je les observais d'un regard impitoyable.
Léane a levé des yeux injectés de haine vers moi. « Comment vous pouvez traiter votre propre mari de cette façon ?! »
J'ai esquissé un rictus méprisant.
« Mon mari ? Julien, j'ai appelé la mairie de ton patelin natal ce matin. Ils m'ont confirmé que tu n'as absolument aucune cousine du nom de Léane. »
« Alors dis-moi : c'est ta maîtresse, c'est ça ? »